Marie-Agnès Verdier

1972

Lors de sa première exposition en 2004, elle grave sur de grands panneaux de sable noir des lignes droites parallèles continues comme voulant se prolonger au-delà du support. Son geste est ici régulier, rigide, soutenu par des outils, rien ne doit dépasser. La lumière joue dans la matière minérale. Elle a observé la nature cultivée, les champs des expressionnistes abstraits, la peinture de gestes, Degottex, Hartung, Soulages. Dans ses travaux suivants, son geste s’émancipe, la couleur apparaît, l’expression, l’action, le cheminement de la pensée à travers le dessin et la peinture prennent une place essentielle. Puis vient une période plus radicale où elle utilise pour de grandes installations des plaques d’aluminium découpées au cutter. Aujourd’hui, grâce à un long travail d’épuration à la fois intérieur et formel, elle trouve une simplicité, une liberté et une fermeté singulière  lui permettant de construire et développer un travail d’après et avec la nature, d’approfondir son regard et s’ouvrir à des espaces plus vastes.